C’est Quoi La Dyspnée

23/03/2022   Santé générale   1309   Med.tn

C’est Quoi La Dyspnée

C’est Quoi La Dyspnée

Les voies aériennes véhiculant l’air et le système vasculaire de la petite circulation constituent l'appareil respiratoire. Les voies aériennes comprennent les cavités nasales et buccales et le larynx, auxquels fait suite la trachée, qui se divise en bronches principales, puis en bronchioles terminées par les alvéoles pulmonaires. Le système vasculaire amène par les artères pulmonaires le flux sanguin du ventricule droit jusqu'aux capillaires alvéolaires, les veines pulmonaires le ramènent, épuré du gaz carbonique et enrichi en oxygène, à l'oreillette gauche.

Le poumon du nourrisson et du jeune enfant est particulièrement fragile puisqu'il s'agit d'un organe en pleine croissance jusqu'à l'âge de 8 ans. Ce poumon est sensible à la pollution et au tabagisme des parents. Sa croissance peut être localement stoppée par une infection.

C'est souvent le cas lors des infections virales ou coquelucheuses, qui peuvent laisser des séquelles, dilatations bronchiques appelées « bronchectasies ». Chez les adultes, les poumons sont aussi le siège d'infections (pneumonies, broncho-pneumonies) parmi lesquelles la tuberculose avait une part majeure ; elle est devenue rare dans les pays développés depuis la vaccination par le B.C.G. D'autres pathologies comme les cancers ou les embolies pulmonaires peuvent être observées.

Les maladies des plèvres réalisent des pleurésies d'origine infectieuse ou tumorale. Les plaies thoraciques et la rupture de bulles d'emphysème entraînent la constitution de pneumothorax (épanchement de gaz dans la cavité pleurale).

Le fonctionnement pulmonaire est vérifié par l'exploration fonctionnelle : mesure des volumes et des débits inspirés et expirés des gaz du sang artériel. En 1897, un endoscope était utilisé pour la première fois par le médecin allemand G. Killian pour enlever un os de porc dans la bronche principale droite d'un homme. La bronchoscopie, qui date des années 1920, utilise un tube rigide avec une ampoule électrique à l'extrémité distale. Plus tard, durant les années 1960, le fibroscope souple imaginé par le Japonais Ikeda Shigeto a permis une importante avancée en pneumologie, notamment pour la détection des cancers du poumon.

Dyspnée peut s'accompagner d'une augmentation ou d'une diminution du rythme respiratoire

La sensation d’inconfort respiratoire peut varier d'un individu à l'autre alors même que l'altération de la fonction respiratoire est identique. Elle peut également, chez un même individu, être modulée par les circonstances. Cependant, la dyspnée est un symptôme normal lorsqu'elle survient pour un effort maximal, c'est le cas de l'activité sportive, en particulier chez les alpinistes, qui sont confrontés simultanément à une importante dépense musculaire et à une baisse de la concentration en oxygène de l'air dès qu'ils dépassent 3 000 mètres d'altitude. La dyspnée justifie, par contre, une analyse médicale lorsqu'elle se manifeste pour des efforts moins intenses.

La recherche de sa cause est, parfois, source de grandes difficultés pour le médecin. En effet, elle sert de signal d'alarme lors d'une pathologie aiguë facilement identifiable et réversible (crise d'asthme) ou d'un accident menaçant le pronostic vital (pneumothorax, embolie pulmonaire...).

D'autres fois, elle n'est que l'un des symptômes d'une intervention chirurgicale...)et les maladies cardiaques (mauvais fonctionnement des valves, altération de la contractilité du muscle dans les cardiomyopathies, séquelles d'un infarctus du myocarde...).Les examens complémentaires les plus utiles permettant de poser le diagnostic sont la radiographie thoracique, l'exploration fonctionnelle respiratoire, la numération des globules rouges, la mesure des gaz dans le sang artériel et l'échographie cardiaque.

La dyspnée peut être quantifiée de deux manières. Dans un premier temps, on demande au patient de situer sur une échelle limitée par deux bornes (« je ne suis pas essoufflé » et « je n'ai jamais été aussi essoufflé ») la gêne qu'il ressent. Ensuite, il est aussi possible de déterminer l'intensité de l'exercice qui fait apparaître la dyspnée (tests d'exercices cardio-respiratoires) et d'en suivre l'atténuation par diverses thérapeutiques et la kinésithérapie.

Arbre bronchique et poumon

Les cellules des tissus de l'organisme consomment de l'oxygène, qu'elles puisent dans le sang hématosé (sang riche en oxygène), et produisent du gaz carbonique toxique, qu'elles libèrent dans le sang réduit (sang pauvre en oxygène). L'artère pulmonaire véhicule, du cœur au poumon, le sang chargé en gaz carbonique. Ce gaz est éliminé grâce aux échanges qui se font au travers de la fine paroi des millions d'alvéoles pulmonaires dont la surface totale considérable est d'environ 70 ㎡2. Puis le sang rechargé en oxygène et débarrassé de son gaz carbonique est conduit vers le cœur par la veine pulmonaire.

Là, il est distribué dans tout l'organisme par la circulation artérielle afin d'apporter l'oxygène nécessaire au bon fonctionnement des organes.

Avant d'atteindre les alvéoles, l'air inspiré, riche en oxygène, doit circuler dans l'arbre aérien (bouche ou fosses nasales, pharynx, larynx, trachée, bronches et bronchioles). Durant tout ce trajet, aucun échange gazeux ne se produit. L'air expiré, riche en gaz carbonique, suit le chemin inverse vers l'atmosphère.

Le sens du mouvement de l'air dans les voies aériennes dépend de la pression régnant dans la cage thoracique, où est enfermée la plus grande partie de l'appareil respiratoire. L'inspiration est une phase active où la contraction du diaphragme permet une augmentation du volume de la cage thoracique et crée, dans les voies respiratoires, une pression inférieure à la pression atmosphérique, l’air est alors aspiré dans l’arbre aérien.

L’expiration, lorsqu’elle est calme, est un phénomène passif au cours duquel le poumon reprend sa position initiale. La pression devient supérieure et l’air est rejeté vers l’extérieure.

Ces différents de pression sont régies sous contrôle nerveux par les muscules respiratoires insérés sur le thorax et qui se contractent et se relâchent de 15 à 20 fois par minute chez l’adulte normal.


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